Définition

Le mot Kabbale est d’origine hébraïque. Il est dérivé du verbe K-B-L qui signifie recevoir, accueillir. Ce que l’on reçoit, c’est la Sagesse d’En Haut. Les kabbalistes admettent généralement que la sagesse fut révélée à Moïse sur le mont Sinaï, en marge de la Loi Écrite, le Pentateuque (Torah).
Ce ne sera qu’au début du IIème siècle de notre ère qu’apparaîtra en Palestine le rabbi Simeon Bar Yo’Hai, auteur présumé du Sepher ha-Zohar (Le Livre de la Splendeur). Et ce ne sera qu’un millénaire plus tard que se développera dans le Midi de la France le mouvement kabbalistique, avant de s’épanouir en Espagne. Il atteint son apogée à Safed (Galillée) au XVIème s. avec Cordovero et Louria.
La Kabbale s’exprime généralement par des symboles et remonte à l’origine de Dieu et des choses : c’est la science de l’Être par excellence. Cette science est basée sur la Parole. Ce qui est nommé acquiert existence (c’est avec 10 paroles que Dieu créa le monde). En hébreux, parole se dit DAVAR, ce qui signifie chose, parole, affaire ou ordre. C’est pourquoi, la chose n’a d’existence que si elle porte un nom. Par conséquent, la connaissance du nom implique la connaissance de la chose elle-même. Ainsi, connaître le nom de Dieu reviendrait à connaître Dieu lui-même.
La Kabbale se différencie de la métaphysique par le fait qu’elle ne se préoccupe pas de savoir si la chose existe. Il suffit que la chose soit. Le kabbaliste ne cherche pas la vérité, il participe à la vérité par ses actes. La Kabbale est donc une démarche de vie et un mode de vie spirituelle.
Il faut savoir que le Kabbale est essentiellement hébraïque. Son cadre de référence est la Communauté d’Israël. La Loi orale est révélée à Moïse. Les grands maîtres sont juifs. Les spéculations exégétiques portent sur l’Ancien Testament. La cosmogonie est celle de la Genèse…
La Kabbale chrétienne s’intéresse d’avantage aux procédés généraux qu’à l’élaboration d’une véritable science de l’Être destinée à être vécue.
La Kabbale offre la particularité d’opérer sur des nombres. Le kabbaliste décrypte des textes sacrés composés de mots, mais l’hébreu offre la particularité que chaque lettre a une valeur numérique. Ainsi, la Kabbale opère à partir du sens ontologique des nombres pour retrouver derrière le mot l’image la plus adéquate de la vérité qu’il recèle.
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