Alchimie

Le premier échelon établi des Alchimistes pour parvenir à la cime dorée de notre bel ouvrage, s’appelle des plus experts en cet art Hermétique, Solution, qui requiert selon nature même, que le corps soit bouilli jusques à parfaite coction. Tout notre magistère n’est que cuire, Coque, coque, et iterum coque, née te taedeat. Plus tu cuiras, plus tu dissoudras; plus tu cuiras, plus tu blanchiras et plus tu cuiras, plus tu rougiras : enfin cuis au commencement, cuis au milieu et cuis à la fin, puisque cet art ne consiste qu’à cuire : mais dans une eau se doit parfaire la coction des matières, c’est-à-dire dedans un vif-argent qui nous sert de cette matière, et dans le soufre qui est la forme : voulant plus clairement donner à entendre que l’argent vital qui se congèle demeure adhérant au soufre qui se dissout et lui est annexé. Junge siccum humido et habebis magisterium. Convertis l’eau en feu, et le sec en humide, enfin les Éléments les uns dedans les autres, et tu auras une planche assurée de ce que tu dois prétendre de l’esquif amoureux de notre présent œuvre, Couverte elementa et quod quaeris invenies. Les plus savants te promettent toute faveur, et te le signeront quand tu voudras, si tu sais le moyen de joindre le Mercure et le Soufre ensemble. Or cette solution n’est autre chose qu’un certain ordre de quelque humidité conjointe avec le sec, proprement appelée putréfaction, qui corrompt totalement la matière et la rend du tout noire. Morien lui donne semblable effet avec pareille nécessité de sa venue, pour espérer quelque chose de l’œuvre, dont elle en est la clé et le levain des Philosophes :  » S’il n’est, dit-il, pourri et noirci, il ne se dissoudra pas, et s’il ne se dissout, son eau ne se pourra glisser par tout le corps comme il doit nécessairement faire, ni le pénétrer et le blanchir. Il faut mourir pour revivre comme le grain de blé qui ne produit et ne germe jamais à profit, si premièrement il ne meurt et ne se pourrit du tout.

Image69

figure xix

Article second

Le second rang est appelé coagulation, qui toutefois peut être dite une même chose avec la solution, faisant mêmes effets, la diversité qu’on peut intermettre entre-deux n’étant causée que de tant soit peu de distance qu’il y a à parfaire les mutations des premières essences en natures diverses, qu’on qualifie de divers noms pour s’opposer seulement à la confusion des premières intentions et pour en priver les ignorants et y amener les enfants de notre science à sa vraie connaissance. Cette coagulation donc remet de nouveau l’eau dans un corps, car en se congelant il se dissout, et en dissolvant il se congèle, pour nous montrer que le vif-argent qui est un dissolvant du soufre métallique, et lequel il attire à soi pour être congelé, désire de nouveau se conjoindre à l’humidité radicale de ce soufre, et ce soufre derechef s’allie en son Mercure : et ainsi d’une amitié réciproque ne peuvent-ils vivre l’un sans l’autre, s’arrêtant amiablement ensemble, comme n’étant qu’une nature, ainsi que très doctement le publie Calid sous le nom de tous les philosophes dans les secrets de son Alchimie, disant :  » Nature s’approche de nature, nature se fait semblable à nature, nature s’éjouit en sa nature, nature s’amende en sa nature, nature se submerge en sa nature, et se conjoint en sa nature, nature blanchit nature, et nature rougit nature.  » Puis il ajoute, la génération se retient avec la génération, et la génération se rend victorieuse avec la génération. A bon droit donc disons-nous que notre Mercure susdit recherche toujours l’alliance de ce soufre pour lui servir de forme, duquel il aurait été séparé avec tant d’indicibles regrets, comme ne pouvant pâtir la dissolution de deux amants si parfaits, que ce soufre qui sert de forme au Mercure le fait revenir à soi, et l’attire de l’eau de la terre sitôt qu’il s’en est désuni, afin que de ce corps composé de matière qui est le Mercure, comme nous avons jà dit, et de forme qui est le soufre, nous en puissions tirer une essence parfaite, en laquelle on reconnaisse la diversité des couleurs qu’il est besoin d’y voir, pour ce que la propriété des choses opérantes ne commence plutôt à se changer, que la pure conduite et la sûre entremise de ces choses vivantes et animées n’y soient prudemment régies et doctement conduites par la main des plus savants qui en ont jà gouverné le timon et la rame; n’étant pas peu de chose que de connaître un bon pilote à traverser sûrement cette mer, qui soit muni d’un bon vaisseau, c’est-à-dire travaillant sur la vraie matière et sachant la portée et la mesure des choses opérantes; par ce quj’en la solution le mercure est fait semblable aux opératifs, au lieu qu’en la coagulation la chose est tolérée, en laquelle se fera l’opération. Mais il se faut représenter que cette science est fort à propos et par excellence comparée aux jeux des petits enfants, parce que tout art est justement nommé jeu, mais principalement celui des lettres, ludus litterarum, auxquels les bons esprits prennent plaisir, et les doctes autant de contentement sans aucun ennui que les enfants prennent de goût aux choses frivoles selon leur portée, et qui leur fait passer le temps à l’aise et sans appréhension d’aucune incommodité, comme la figure présente nous en représente naïvement l’objet et le portrait.

Image70

figure xx

Article troisième

Le troisième degré des Naturalistes est la Sublimation, par laquelle la terre massive et grossière se convertit en son contraire humide, et se peut aisément distiller après qu’elle est changée en cette humidité : car sitôt que l’eau s’est réduite et rangée par son influxion dans sa propre- terre, elle retient aucunement déjà la qualité de l’air, s’élevant peu à peu et enflant la terre retenue jusqu’alors au petit pied pour sa siccité béante et démesurée, comme un corps compact et fort pressé, laquelle néanmoins y reprend ses esprits, et s’étend plus au large par l’influence de cette humeur qui s’imbibe dedans, et s’entretient par son infusion dedans ce corps solide en forme d’une nuée poreuse, et pareille à cette eau qui surnage dans l’œuf, c’est-à-dire l’âme de la cinquième substance que nous appellerons, avec bonne raison, tinctus, formentum, anima, oleum, pour être la matière la plus nécessaire et la plus approchante de la Pierre des Sages : d’autant que de cette sublimation il en provient des cendres, lesquelles proprement (mais surtout moyennant l’assistance de Dieu, sans la bonté duquel rien ne réussira) s’attribuent des limites et mesures du feu », lesquelles il est clos et comme de remparts naturels enfermé. Riplée en parle ainsi et du même sens que nous : Fais, dit-il, un feu dans ton verre, c’est-à-dire dans la terre qui le tient enfermé. Cette brève méthode dont nous t’avons libéralement instruit me semble la plus courte voie et la vraie sublimation philosophique pour parvenir à la perfection de ce grave labeur, fort à propos comparé pour sa pureté et candeur admirables, au métier ordinaire des femmes, c’est-à-dire au lavoir, qui a cette propriété de rendre infiniment blanc ce qui paraissait en effet auparavant sale et plein d’ordures, comme la suivante figure te le fera parfaitement connaître. Mais encore premièrement te veux-je admonester que je ne suis point seul qui donne mêmes effets à notre œuvre, qu’au métier des femmes, n’y ayant rien de si commun dans les meilleurs auteurs que cette vraie similitude. Ludus puerorum l’appelle faict de femme et jeu d’enfant, parce que les enfants se souillent et vautrent en l’ordure de leurs excréments, représentant cette noirceur tirée des propres mixtions naturelles de notre corps minéral, sans autre opération d’artifice que de son feu chaud et humide, digérant et vaporant; laquelle noirceur et putréfaction est nettoyée par la blancheur qui vient après y prendre place se faisant maison nette et purgeant de toute ordure cette première couche imparfaite, de même que la femme se sert d’une lessive et d’une claire eau pour rendre à son enfant la netteté requise à son entière conservation.

Image71

figure xxi

Article quatrième

Le dernier de nos articles avertit le lecteur que l’eau se doit désormais séparer et diviser de la terre, puis se rejoindre et remettre ensemble de nouveau, afin que ces deux corps étroitement unis soient un homogène, si serrés et alliés ensemble que la séparation ne s’en puisse plus faire : Telle doit être aussi l’intention de l’ouvrier, autrement son labeur vainement entrepris ne prendrait jamais fin, mais demeurant toujours en même état, ne laisserait rien à son auteur qu’un regret plein d’ennuis d’être serf d’ignorance, n’ayant eu le pouvoir de réduire son œuvre en l’union naturelle d’un seul corps composé de choses différentes, desquelles nécessairement s’est-on servi à la construction de ce rare édifice : ni plus ni moins que le sage architecte qui dresse un bâtiment de diverses matières, auquel néanmoins tant de variétés n’enfantent en l’idée qu’une seule et principale fin, qui est le bâtiment, et un tout assemblé de diverses parties étroitement unies dans un corps compassé de plusieurs instruments.

Ce qui se peut donc dire de notre composition et des proportions qu’il y faut observer, est succinctement compris en la brève méthode de ces quatre articles précédents, sans s’alambiquer autrement l’esprit, rendu confus et égaré par les sentiers entrelacés des vestiges ambigus et des discours hyperboliques de tant d’auteurs qui n’en parlent qu’à tâtons; de sorte qu’ils font errer les autres moins avisés sous le voile ignorant de mainte obscurité, retenant en cervelle ceux qui sont altérés, et qui se jettent à corps perdu dans la fontaine sans connaître le fond, sitôt que le soleil luisant fait briller de ses rais quelque superficie; si que déjà se promettant tout au moins des monts dorés puisqu’il leur rit ainsi, ils travaillent après tous pantelants pour le penser surprendre, et prendre la lune aux dents, dont ils se repentent tout à loisir, et du peu de prévoyance de leur bouillante témérité.

Odi pupillos precocis ingénu. La patience vient à fin de toutes choses même des plus ardues, lesquelles sont ordinairement de plus de quête et de recherche, parce que difficlia quae pulchra.

C’est pourquoi la Tourbe dit : Patiemment et continuellement : les autres, nec te taedeat. Et Augurel,

Puis patience en fidèle compagne,

Toujours te suive et toujours t’accompagne.

DU GOUVERNEMENT DU FEU

Après tous ces articles nous avons à traiter de la vraie manière de bien et méthodiquement gouverner le feu en la proportion de ses degrés, la connaissance duquel nous est si nécessaire, que sans cette science toute notre opération se rendrait inutile : assurés mêmement d’avoir choisi la réelle matière et de savoir le moyen de la semer en terre désirée, cela n’est rien, puisque,

Qui manque d’un manque de toute chose.

Uno avulso non déficit alter

Un seul poireau le visage difforme

d’autant qu’on épie de plus près le moindre vice, qui suffit pour ternir et tenir toute la gloire en bride de quelque homme généreux, qu’on ne le loue de toutes ses vertus, qu’il s’est acquises par ses graves mérites. C’est donc pourquoi

Le Sage inquisiteur ne doit de rien douter,

Et qui ne sait pas tout, ne sait l’œuvre goûter.

Un régime de feu parfait l’économie

Qui règle les erreurs d’une errante alchimie.

C’est le fidèle agent qui dispose de tout

Et qui, ferme, soutient le siège jusqu’au bout :

C’est le seul porte-clés de notre citadelle

Qui pour garder son roi fait bonne sentinelle.

Image72

figure xxii

Pontanus nous en sait bien que dire, quand d’une sienne Epître il nous veut rendre sage à ses périls (si les fautes d’autrui nous peuvent arrêter), qui par ce seul défaut s’éloignait à perte de vue de ses desseins, n’avançant non plus son œuvre en deux cents diverses fois qu’il le recommença, attaché néanmoins sur bonne et due matière, que s’il n’eût jamais rien fait. Cette ignorance lui coûta cher et de temps et de dépens, quoiqu’il ne fût que trop muni de belle patience requise en ce labeur : mais le feu naturel nécessaire à ce beau corps ne l’aidant de ses faveurs, il fut disgracié de sa prospérité, autant de fois qu’il voulut persister en son premier arrêt, tant ce gouverneur et père de famille peut au timon réglé et aux ressorts de ce riche vaisseau : fort à propos en pouvons-nous donc ici parler, et découvrir en peu de mots ce qu’il nous en sera permis d’écrire. Lorsqu’une chose s’apprête à la chaleur, ce doit être de telle sorte qu’on n’y puisse reconnaître aucune émotion perceptible, mais seulement un changement de son ordre naturel, comme celui qui convient au Soleil, auquel cette chaleur se doit du tout rapporter; qui est autant que si nous vous disions qu’une chose terrestre et sans esprit se peut rendre animée par le moyen d’une chaleur naturelle et conforme à celle du soleil et de la lune, non excessive ni brûlante, mais seulement médiocre, et à l’égal d’un corps bien tempéré. Or de quelles qualités sont ces deux principaux astres célestes, Senior le démontre, quand il dit que le Soleil est d’une chaleur modérée, et la Lune froide et humide, mais comme moins parfaite elle monte en haut aspirant à son bien et empruntant de la plus noble partie ce qui lui manque, tant qu’à la fin elle paraît autant en force et en vertu que celui qui les lui a favorablement communiquées, si qu’ils agissent puis après également sur les corps de leurs célestes influences et les remplissent abondamment de leurs douées » lumières. Or comme la chaleur et l’humidité font les générations, et partant nécessaires à notre fin, disent tous les auteurs, sur lesquels s’est assuré Flamel en son Sommaire Philosophique

Car chaleur et humidité

Est nourriture en vérité

De toutes choses de ce monde

Ayant vie, sur ce me fonde,

Comme animaux et végétaux,

Et semblablement minéraux

Chaleur de bois et de charbon.

Cela ne leur est pas trop bon,

Ce sont choses trop violentes,

Et ne sont pas si nourrissantes

Que celle qui du soleil vient.

Laquelle chaleur entretient

Chacune chose corporelle,

Pour autant qu’elle est naturelle.

Ainsi les attachons-nous si étroitement au magistère des Anciens, que par la rénovation de ces deux moyens, nous espérons faire sortir les rayons tous brillants de notre beau soleil, venant rafraîchir son amoureuse ardeur dans le sein argentin de sa lune épurée, dont nous voyons jaillir mille petits soleils, c’est-à-dire infinis, et qui se peuvent sans fin multiplier; or cela est la vraie Pierre des Sages.

L’échelle des Philosophes pour monter à la connaissance de cette gloire, découvre entièrement quel doit être le feu de notre magistère, et de quelle mesure l’Ame des Philosophes veut être entretenue, nous en produirons comme en passant quelques diversités d’opinions : il est bien dit en ce lieu susnommé, que la chaleur ou le feu requis à cet ouvrage est compris en une forme unique, mais c’est trop succinctement dire ce qui en est, dum brevis esse laboro, obscurus fio.

Quand mon discours trop court sert la brièveté,

Je viens et deviens serf de toute obscurité.

Nous nous éclaircirons de ce doute, et dirons maintenant que quelques-uns de la Tourbe veulent que la Chaleur du premier appareil ou du premier régime se doive aucunement rapporter à la chaleur de quelque poule couvante; autres la veulent devoir être semblable à la chaleur du corps humain, et telle que la parfaite coction ou digestion des viandes envoyées à l’estomac la désire, pour convertir en substance du corps et en nature alimentée, la qualité et quantité nécessaires des choses nourrissantes; d’autres encore la veulent rendre égale à la chaleur du soleil qui selon les objets produit des contraires effets, quoiqu’immuables en sa nature, ainsi que fait notre Pierre susdite, qui sans aucune opération se peut parachever, changeant son premier être et se laissant mourir pour revivre, à l’aide de celui qui lui a causé la mort; pour ce que le feu des Philosophes retient les effets du scorpion qui porte la mort et la vie, tuant par son venin celui auquel lui-même appliqué sur la plaie donne le dictame de guérison. Le feu trop violent ruine ce qu’il rencontre, le médiocre rafraîchit, et dissipe insensiblement ce qu’il veut entretenir et relever de son humidité. Ainsi le dit Calid : minor ignis omnia terit.

C’est le moyen d’espérer une louable fin dès le commencement du labeur entrepris, que de lui donner la chaleur tempérée, laquelle sans brûler pénétre si vivement jusque dans les entrailles de ce corp massif qu’elle amollit sa dureté, et le fait ployer à toutes ses volontés, comme l’eau qui cause à la longue et par la continuité de sa patience les plus fermes rochers, ce qu’elle ne ferait jamais à force ouverte. La matière altérée et posément échauffée ne retient plus son lustre qu’en puissance, et changeant son beau teint, elle se couvre d’un voile obscur infiniment noir, qui la rend comme lépreuse et pourrie par tout le corps ; aussi la Fontaine des Amoureux l’appelle-t-elle lors : Or mêlé et Plomb des Philosophes.

Quantum matatus ab illo

On le connaît plus en sa déformité.

Mais le temps amène tout, dissipe aux 2 changements les ténèbres ombrageuses, et retire en sa saison son corps attiédi des cachots noirs de sa longue prison, lui redonnant une nouvelle forme affranchie pour ce coup de cette pourriture, de laquelle nettoyé il reprend plus luisant qu’il n’était, l’agréable face de son embonpoint.

Et d’un More parfait il devient Cygne blanc.

La vraie chaleur requise à ces effets ne doit être ni plus ni moins ardente que celle du soleil, c’est-à-dire médiocre et tempérée, pour ce que le feu lent est espérance de salut, et parfait toutes choses, dit la Tourbe : mais cette chaleur nécessaire es principes altératifs de notre opération est au signe des Gémeaux et quand les couleurs sont venues au blanc la multiplication doit paraître jusqu’à ce qu’une parfaite siccité se connaisse à la Pierre. Or, ne peut-on mieux juger si ce signe débonnaire y domine, que quand principalement la chaleur de notre feu n’est en rien différente de celle du soleil, car c’est celle-là qui y est sur toute autre requise, pour la grande sympathie qu’il y a entre les deux, contraires en eux-mêmes et se changeant selon les signes plus violents ou plus doux qui les gouvernent, naturellement toutefois et sans aucun artifice. Mais sitôt que la Pierre est desséchée et se peut réduire en poudre, le feu jusqu’ici médiocre et tempéré doit reprendre ses forces et plus ardemment agir sur ce corps, à ce que par son ardeur augmentée il lui puisse faire changer d’habits et muer sa robe blanche en une de plus haute couleur plus voyante et plus vermeille, qui sont les livrées ordinaires et les riches vêtements de notre grand Roi, délivré de sa prison dans laquelle si longtemps il s’était vu serré et en grande souffrance, par la diligente poursuite de son fidèle gouverneur qui l’en retira. Le dernier degré de sa chaleur est tel que celui qui règne sous le signe ardent du Lion plus éclatant et furibond que tous les autres, car c’est lors que le soleil est le plus véhément en son plus haut degré de chaleur et qu’il est élevé en la plus haute dignité de son céleste domicile. Voilà suffisamment traité, pour la brièveté que nous recherchons de notre Institution Philosophique, du moyen qu’il faut tenir et étroitement observer au gouvernement du feu des Philosophes, sans lequel tu travailleras en vain, quiconque fois qui voudras essayer la dernière pièce, pour remporter la meilleure perfection de cet œuvre : il te doit néanmoins suffire de ce que nous t’en avons dit, plus clairement que si le discours était enveloppé de plus longues paroles; si tu m’entends je t’en découvre assez, à la patte on connaît le lion et l’ouvrier à son ouvrage.

%d blogueurs aiment cette page :